Non content de feuilleter cet immense ouvrage composé des pages les plus fines qu’il est possible de produire, nous avons néanmoins été obligées de créer un nouveau vocabulaire afin de parer à un manque métaphorique auquel nous étions confrontées. Ainsi naquit le « Pingpongping », tout comme le DiploDODOcus, le tout imagé à partir de nos dix doigts.

Le premier pourrait se définir comme une discussion virulente à laquelle on peut ajouter une complicité obligatoire pour obtenir le résultat escompté. En effet, les deux avis restent un tant soit peu sur leur position jusqu’à la troisième répartie qui se terminera forcément par un aller retour gestuel de la main (droite ou gauche, comme vous préférez) en prononçant le mot magique. Cela a pour effet instantané de laisser les tergiversations de côté pour continuer la discussion comme si de rien n’était.

Quant au DiploDODOcus, l’abstraction dont nous allons faire exercice ici demande toute votre attention. La connexion des neurones doit s’effectuer en 8GO/seconde, ce qui n’est pas forcément évident lorsque vous n’avez jamais usité de cette méthode neuronale exponentielle. Le DiploDODOcus pourrait se définir comme le wagon du milieu d’un mot-valise. La locomotive « Diplo » ainsi que le wagon de queue « cus » ne veulent en soi, rien dire, si on ne leur sied pas comme attache musicale, un « do » accordé à la guitare. Mais une attitude siamoise entre PrinceSSSe et DéeSSSe oblige ce « do » à se doubler de manière syllabique, ce qui permet dorénavant de prononcer notre mot de la manière suivante : DiploDODOcus. On peut alors s’en servir lors de tentatives vaines à partir d’un logiciel de messagerie instantanée au moment où le marchand de sable (ou de parpaings, mais là, vous nous demandez beaucoup trop d’explications qui ne vous serviront jamais) devient oppressant, et vous menace d’une contravention si vous n’exécutez pas son ordre de manière rapide. Vous risquez même de perdre des points sur votre permis de rêve (non, il ne s’agit pas du papier rose… mais vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi certaines nuits, des songes vous taraudaient ?), ce qui peut nuire à votre capital santé. Voilà…
Et s’il ne fallait dire qu’une seule chose, ce serait la suivante : ne résistez jamais à l’appel du DiploDODOcus.